Glossaire

Yisraël

Un aliment est considéré comme ‘bichoul Yisraël’’ lorsqu’un juif pratiquant (qui observe le Chabbath) a participé à sa cuisson (en allumant le feu, en plaçant l’aliment sur le feu, ou en ajoutant de la chaleur au feu). Les lois de kashrouth exigent ce statut pour de nombreux aliments (en général, les aliments ‘haut de gamme’ qui ne sont pas comestibles lorsqu’ils sont crus, tels que la viande et les volailles).

‘Hamèts

Ce terme signifie ‘levain’, à savoir tout aliment à base de l’une des cinq céréales (blé, orge, avoine, seigle, épeautre), qui fermente ou ‘’lève’’ lorsqu’il est mélangé à l’eau. Le pain, les céréales, les gâteaux, les biscuits, la pizza, les pâtes et la bière sont des aliments ‘hamèts courants ; toutefois, d’autres aliments contenant l’une des cinq céréales ou certains produits provenant de ces céréales peuvent être considérés comme ‘hamèts. Les produits dérivés de l’une des cinq céréales susmentionnées, ainsi que les aliments qui comportent l’une de ces céréales et qui n’ont pas été préparés de manière à être ‘Kasher LéPessa’h’, sont considérés comme ‘hamèts. Il est interdit à toute personne juive de consommer ou de posséder ces aliments pendant Pessa’h. Si ces produits ont appartenu à un juif pendant Pessa’h, ils deviennent non Kasher, même après la fête.

Produits laitiers

‘Halav Yisraël ou ‘Halav Stam (hébreu), Milkhig (Yiddish). Tout produit laitier, y compris laits et fromages, et tout aliment qui contient des ingrédients laitiers, tels que les céréales, biscuits, crème glacée, barres de chocolat, etc. sont classés dans deux catégories : ‘halav Yisraël et ‘halav Stam. Les termes ‘Halav Yisraël’ se réfèrent au lait ou aux produits laitiers qui sont placés sous surveillance rabbinique constante, à partir de la traite des vaches, jusqu’à la fin de la production (à savoir, l’emballage ou conditionnement du produit). L’expression ‘Halav Stam’ fait référence aux produits laitiers qui sont certifiés sans surveillance rabbinique constante. La plupart des organismes certificateurs de kashrouth certifient les produits laitiers qui sont fabriqués dans les pays où l’industrie laitière est rigoureusement contrôlée par le gouvernement ; en effet, ces aliments sont permis par de nombreuses autorités rabbiniques. D’ordinaire, les produits laitiers certifiés ‘kasher’ sont ‘halav Stam’, à moins qu’ils ne comportent la mention ‘halav Yisraël’. De plus, les lois relatives à l’alimentation kasher exigent l’utilisation d’une vaisselle, d’une coutellerie, de casseroles, de poêles et d’ustensiles destinés uniquement aux produits laitiers.

Glatt Kasher

Le mot ‘glatt’, signifiant ‘lisse’, fait référence aux poumons d’un animal kasher égorgé selon la Halakha, lesquels sont totalement dépourvus d’éléments qui adhèrent aux poumons ; ce statut confère à l’animal un plus haut degré de kashrouth. Ce terme est employé pour désigner tout aliment dont la kashrouth est exceptionnelle ou ‘haut de gamme.’

Halakha

Le mot ‘halakha’ est généralement traduit par ‘loi juive’. Il s’agit de l’ensemble des lois et des traditions juives fondées sur les préceptes de la Bible, sur la Loi Orale, telle que rapportée dans la partie législative du Talmud, et sur les codes juridiques ultérieurs qui corrigent ou modifient les commandements classiques de manière qu’ils soient conformes à la réalité contemporaine. La halakha traite de tous les aspects de la vie juive : ce que l’on doit faire chaque matin au réveil, les aliments permis et interdits, les vêtements autorisés et défendus, comment soigner son apparence, comment effectuer des transactions commerciales, les personnes avec lesquelles on peut se marier, comment observer les fêtes et le Chabbath, et l’aspect le plus primordial : comment se comporter envers Hashem et Ses créatures, et surtout envers notre prochain.

Hashgakha

Le terme ‘hashgakha’, qui signifie ‘surveillance’, est couramment employé pour désigner une supervision rabbinique ou un organisme de surveillance de kashrouth.

Hekhsher

Un ‘hekhsher’ est un label figurant sur les emballages d’aliments qui ont été certifiés ‘kasher’. Les rabbins ajoutent parfois des mots près du ‘hekhsher’, pour fournir des détails supplémentaires au consommateur ‘kasher’. Par exemple, la lettre M indique que le produit en question contient de la viande, la lettre D indique que l’aliment est laitier, les lettres DE indiquent que l’équipement utilisé pour fabriquer le produit est laitier, et la lettre P nous informe que le produit est parvé.

Kasher

Ce mot hébreu signifie ‘apte’ ou ‘acceptable’. Dans le contexte des lois relatives à la kashrouth, il fait référence aux aliments qui sont aptes à être consommés par des juifs. Pour une explication plus détaillée, référez-vous à la section intitulée ‘Qu’est-ce que le Kasher’.

Kitniyoth

Le mot générique ‘kitniyoth’ se réfère aux légumineuses, mais il inclut également le riz, maïs, graines de soja, haricots verts, petits pois, lentilles, moutarde, graines de sésame, et les graines de pavot. Bien que les kitniyoth ne puissent pas devenir ‘hamèts, les juifs Ashkénazes ont l’habitude de ne pas les consommer durant Pessa’h. Certains organismes certificateurs de kashrouth accordent leur ‘hekhsher’ à des produits destinés spécifiquement aux consommateurs qui mangent des ‘Kitniyoth’ à Pessa’h (à savoir, les juifs d’origine sépharade et du Moyen Orient).

Mashgia’h

Le Mashgia’h (littéralement : surveillant) est le superviseur qui se trouve dans tous les types d’établissement offrant des services alimentaires, y compris : les abattoirs, les usines qui produisent des aliments, les hôtels, les traiteurs, les maisons de retraite, les restaurants, les boucheries, les épiceries et coopératives. Il représente un organisme certificateur de kashrouth, ou un rabbin, qui prend les décisions générales sur la question de savoir quels produits sont ‘kasher’ et lesquels ne le sont pas. De nombreux établissements kasher embauchent des non-juifs ; les propriétaires juifs n’étant pas toujours sur les lieux, il incombe au mashgia’h de s’assurer qu’aucun produit non kasher n’entre dans l’établissement, et que la viande demeure sous surveillance rabbinique constante.

Viande

Bassar (hébreu), fleishig (Yiddish). Selon les lois alimentaires juives, le mot ‘viande’ ne fait pas référence uniquement aux steaks et aux hamburgers. Il inclut également toute nourriture qui contient de la viande, un animal kasher, ou des sous-produits de volailles. Dans le cadre de la kashrouth, le terme familier qui désigne les aliments de viande est ‘fleishig’. Les lois alimentaires juives exigent l’utilisation d’une vaisselle spéciale, d’une coutellerie, de casseroles, de poêles, et d’ustensiles destinés uniquement à la viande.

Minhag

Un minhag est une coutume pratiquée pour des raisons légitimes et qui a existé assez longtemps pour devenir une loi religieuse obligatoire. Ces coutumes font partie intégrante de la Halakha, tout comme les mitsvoth. Par exemple : le second jour de Yom Tov fut institué initialement à titre de loi rabbinique pour empêcher les gens de transgresser involontairement les préceptes de la Torah, c’est-à-dire pour faire en sorte que les juifs résidant en dehors d’Erets Yisraël, lesquels n’étaient pas certains de la date d’une fête, ne transgressent pas les mitsvoth de la fête par inadvertance. Une fois que le calendrier mathématique fut instauré et qu’il n’y avait plus de doute concernant les dates des fêtes, le second jour supplémentaire n’était plus nécessaire. Les Sages voulurent annuler cette coutume à leur époque, mais décidèrent de la maintenir en tant que minhag : en effet, la pratique d’observer un Yom Tov supplémentaire s’était déjà répandue pour des raisons halakhiques tout à fait valables, et devint donc une coutume fixe.

Mévouchal

Ce mot peut être traduit par ‘bouilli’. Il n’est pas nécessaire de faire bouillir un vin pour le rendre kasher ; de plus, l’action de porter un vin non kasher à ébullition ne peut pas le rendre kasher. Faire bouillir ou cuire du vin permet à un fabriquant de vin non juif d’entrer dans la cave à vin, d’ouvrir un tonneau, et de prendre un ‘échantillon’ de vin pour le goûter. En outre, ceci permet à un juif qui n’observe pas le Chabbath de verser et de toucher le vin, contrairement au vin non mévouchal, qu’il lui est interdit de toucher ou de verser.

Parvé

Ce mot yiddish signifie ‘neutre’, à savoir que l’aliment en question ne contient ni lait ni viande. Ces aliments neutres peuvent être préparés ou servis avec de la viande ou du lait.

Pat Yisraël

Cette expression signifie littéralement ‘’pain d’un juif’’. Un juif qui observe le Chabbath doit allumer la flamme qu’on utilise pour préparer ou cuire un aliment à base de céréales, à savoir qu’il doit participer à la cuisson (au four) de cet aliment. Cette exigence se limite aux cinq céréales classiques – blé, orge, avoine, seigle et épeautre.

Pat Paltèr

Ce terme fait référence au pain ou aux gâteaux qui ont été cuits sans l’intervention d’un rabbin. Les produits considérés comme ‘Pat Paltèr’ sont certifiés kasher en tant que tel, sans mention particulière. Si ce type d’aliment comporte un label de kashrouth, on supposera qu’il est ‘Pat Paltèr’ à moins que son emballage n’indique clairement les mots ‘Pat Yisraël’.

Shé’hitah

Ce terme fait référence à l’abattage humain et rituel des volailles et des animaux permis, en vue de les consommer. C’est la seule et unique méthode de produire des viandes et des volailles kasher, que la loi juive nous a autorisée. Il existe un principe fondamental dans le judaïsme selon lequel les lois relatives à la shé’hitah ont été révélées à Moïse au Mont Sinaï (Deutéronome 12,21). Les règles concernant la shé’hitah ont été codifiées et bien définies ; elles sont donc obligatoires et rigoureusement observées de nos jours également.

Sho’hèt

Il s’agit d’une personne qui a été assidûment entraînée et certifiée pour égorger le gros et menu bétail, ainsi que les volailles, selon la méthode rituellement prescrite qui, elle, est conforme aux lois relatives à la shé’hitah.

Shoul’han Aroukh

Le Shoul’han Aroukh – littéralement : ‘table dressée’ – est un recueil des diverses catégories de la loi juive que nous devons mettre en pratique à notre époque. Cet ouvrage fut rédigé par Rabbi Yossef Karo de Safed (Israël) dans les années 1560 ; il a été généralement accepté par l’ensemble des communautés juives après que Rabbi Moshé Isserlis de Cracovie (Pologne) y ajouta des notes - connues sous le nom de ‘Mappah’ (‘nappe’) – en les années 1570, dans lesquelles il énonça les décisions halakhiques que suivent généralement les juifs ashkénazes. Le Shoul’han Aroukh est divisé en quatre parties :

Ora’h ‘Haïm

‘Chemin de la vie’ – comportant les lois ayant trait à la vie quotidienne, aux événements du cycle de la vie, et aux fêtes juives.

Yoréh Dé’ah

‘Enseignement de la connaissance’ – comportant les lois que les rabbins de communautés doivent connaître parfaitement, telles que les nuances compliquées des lois afférentes à la kashrouth, les lois relatives au mikvé, et à l’abattage rituel.

Evèn Ha’ezèr

‘Pierre de l’assistance’ – comportant les lois relatives au mariage, au divorce, à la procréation, et à d’autres thèmes qui concernent les femmes.

‘Hoshèn Mishpat

‘Pectoral du jugement’ – comportant les lois financières et juridiques. Cette partie du Shoul’han Aroukh doit être obligatoirement étudiée par les rabbins qui siègent au tribunal

Shémitah

Ce terme signifie ‘rendre’ ou ‘céder’ une possession. Dès que les juifs s’installèrent en Terre Sainte, ils commencèrent à compter et à observer les cycles de sept ans. Chaque cycle se terminait par une année Sabbatique dénommée ‘Shémitah’. La Shémitah est encore observée de nos jours, en Erets Yisraël. Chaque fermier et propriétaire de terrains doit obéir à l’ordre d’abandonner ses terres arables, ses vignobles, et ses vergers, et doit également cesser toute activité agricole. Il doit s’abstenir de labourer, de semer, de récolter, de fertiliser le sol, de planter, de tailler (des arbres, des vignes, etc.), et de ramasser les fruits sur les arbres ainsi que les légumes qui poussent dans la terre. Bien que les fermiers en Diaspora ne soient pas obligés de laisser chômer leurs terres, la shémitah concerne également ceux qui résident en dehors d’Erets Yisraël. Il est interdit d’exporter des produits agricoles de l’année de shémitah à l’extérieur d’Israël. Si ces produits agricoles ont été cultivés en Israël de façon interdite – ce qui arrive souvent, malheureusement – d’autres restrictions et interdictions entrent en vigueur. Ainsi, tout produit agricole israélien qui a été vendu même en dehors d’Israël pendant l’année de shémitah (et pour certains fruits, même après la shémitah) est, d’une part, interdit, et d’autre part, saint. Un autre aspect de l’année de shémitah, qui s’applique également aux juifs de la Diaspora, concerne les prêts. Tout emprunt privé qui arrive à échéance pendant l’année de shémitah est annulé, de manière que l’emprunteur est totalement dispensé de rembourser le prêt. Aujourd’hui, nous avons l’habitude de rédiger un document dénommé ‘prozboul’, qui transfère le prêt à un beth din (tribunal rabbinique), afin que celui-ci puisse encaisser la dette pour le prêteur. Par conséquent, un juif qui réside en dehors d’Israël et qui a prêté de l’argent à son prochain, peut choisir l’une des deux options suivantes : soit il accomplit la mitsvah de permettre à l’année de shémitah d’annuler le prêt, soit il rédige un prozboul afin de pouvoir encaisser cette dette.

Tarèf

Ce mot fait référence à toute chose qui n’est pas kasher. Littéralement, il se réfère à tout animal dont la mort a été particulièrement violente. Le mot ‘tarèf’ inclut également les animaux atteints de défauts physiques qui, selon la Halakha (loi juive), raccourciraient leur vie. Bien que ces animaux aient été égorgés et salés convenablement, leur viande ne serait pas kasher.

Yashan

Le mot ‘yashan’ – littéralement ‘vieux’ – fait référence à une farine (provenant des cinq céréales : blé, orge, avoine, seigle, épeautre), qui fut utilisée dans un aliment cuit au four, et qui provient de céréales ayant pris racine dans la terre avant le 17 Nissan précédent. Les aliments provenant d’Israël, qui sont dotés d’un label de kashrouth fiable, ont le statut de Yashan. Les produits importés en Israël ne sont pas forcément Yashan. Pour ce qui est d’un emballage comportant plusieurs labels de kashrouth – et sur lequel figure également le mot ‘Yashan’ – nous devons savoir quel organisme de kashrouth a certifié le statut ‘Yashan’ de ce produit.